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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 19:29

 

petit-copain-L-1emilie simon

  

  

  

Note de concordance : 9/10

 

Après le triomphe de son premier roman "Le maître des illusions", Donna Tartt semble avoir déçu de nombreux fans qui trouvent pour la plupart un peu répétitif et longuet "Le petit copain" et les aventures de son héroïne Harriet. En ce qui me concerne je l'ai adoré et ne me suis pas ennuyé : un effet de l'immersion dans l'histoire grâce à la B.O.L. ? Possiiiiible...

 

Une légende dit que le chef d'oeuvre de Pink Floyd "Dark side of the moon" serait calqué sur le film "Le magicien d'Oz". Et bien "Végétal", de l'excellente et charmante et talentueuse et affolante et... offf... Emilie Simon, est si proche de l'univers du Petit copain que je me suis souvent demandé si, de même, il n'avait pas été composé spécialement pour sa lecture. Les petites filles solitaires un rien macabres qui peuplent son album font immanquablement penser à l'étrange Harriet. Cette dernière, à l'orée de l'adolescence, sorte de Christina Ricci romanesque, cherche à venger la mort de son frère jamais élucidée. Gothique, magnétique, clair-obscur,  mystérieux, « Le petit copain » joue sur les ambiances. Les descriptions de Donna Tartt laissent la part belle à la végétation du Mississippi. On la contemple, on la sent évoluer. L'eau a également un rôle important, ainsi que les serpents.

Autant de thèmes qui sont l'essence de « Végétal » (Alicia , In the lake , Swimming, Rose hybride de thé, etc). Les arrangements organiques d'Emilie Simon évoquent un monde en mouvement, peut-être en décomposition, peut-être en renaissance : on pense au statut d'adolescent entre enfance et monde adulte, on pense aussi à la famille bourgeoise, imaginée par Donna Tartt, dont les heures de gloires sont bien érodées contre les révolutions des années 70.

 

L’une et l’autre de ces artistes n’ont pas façonné des personnages manichéens, mais des caractères complexes, crédibles, intéressants, ambigus.

Lire ce roman en écoutant Annie est ce qu’il y a de + troublant. Une petite fille qui s’ennuie, qui sent la mort rôder et qui abandonne son petit ami. Qui semble choisir la solitude. On dirait notre petite Harriet, égarée dans cette comptine enfantine électro.

 

A mi-chemin entre Tom Sawyer et Tim Burton pour l’une, à mi-chemin entre Tim Burton et Björk pour l’autre, ces deux œuvres-mirroirs devaient se retrouver.

 

Dernière chose : j'ai failli offrir mon exemplaire à la chanteuse lors d'un concert pour voir si elle connaissait le livre. Mais je n'ai pas osé. Si quelqu'un la connaît, faites moi plaisir, demandez-lui !

 

 

Un petit lien vers la chanson d'ouverture :

http://www.youtube.com/watch?v=yYrzQenGQYk

 

 

 

 

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Published by Felix Leiter - dans musique et littérature
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