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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 19:06

Love song 1The Coral

 

 

Note de concordance : 8/10

 

Et là forcément vous vous dîtes : "ce type est tordu !". Oui, je sais, on me propose une BD aux références musicales appuyées, où chaque tome a pour fil rouge un groupe de rock, aux chapitrages précisément dédiés à une chanson. Et au lieu de suivre le mode d'emploi de cette B.O.L., je vais nous chercher un autre groupe, The Coral. Mais c'est aussi ça le rock ! Ne pas suivre les balises et mettre son grain de poivre partout.

Faire son chieur.

 

Love song 1rubber-soul

 

love song 2aftermath

 

Or ici, il est bien question de rock. Et de britpop. Ah, et j'allais oublier, d'amour aussi. Surtout des histoires d'amour extras conjuguées au pluriel. Le sous-titre de cette série est d'ailleurs "la solitude de l'homme dans l'adultère". Nous avons donc quatre amis dingues de rock, qui ont chez eux + de vinyles que leur pote disquaire, qui refont le match McCartney/Lennon plutôt que l'OL/PSG, qui forment un groupe dont la principale date de concert tombe toujours le 21 juin, et qui répètent deux heures par semaine - autant leurs compos que leurs vieux débats. Mais ce sont leurs vieux ébats qui vont venir troubler l'harmonie de ce groupe. Chacun des membres a un rapport + ou moins avancé avec l'adultère. "Le cœur des hommes" en cuir noir.

 

Le premier tome, guidé par The Beatles, est léger comme du "Can't buy me love" - même si on avance doucement vers des jours + angoissés façon "A day in the life". Les Stones prennent le médiateur sur le deuxième et la noirceur s'incruste malgré les dessins toujours souples de Christopher. L'innocence est aussi perdue que Brian Jones. En menant le livre suivant à la baguette, on croyait The Kinks capables de ramener un peu de naïveté dans cette histoire, mais rien n'y fera. The Who se colleront au final une octave + glauque de ce polyptyque.

Vous croyiez quoi ? Ce ne sont pas les paroles d'ABBA qui résonnent ici ! Ici les histoires ont le goût amer d'un riff de Pete Townshend.

 

Le scénario superbement maîtrisé de Christopher méritait un chef d'œuvre, un modern-classic, comme Bande Originale.

 

Il n'y pas que les Fab Four à Liverpool, il y a aussi The Coral. Et ce groupe est précisément la synthèse de tout ce que la britpop a pu proposer de meilleur ces 50 dernières années. "Roots & echoes", leur cinquième album, est pour l'instant la pierre angulaire de leur œuvre. Un piège à mélodies, mises aux fers dans les morceaux up-tempo comme dans les ballades, dans les intros comme dans les phrases rythmiques. The Coral a capturé l'âme de "Rubber soul" et l'énergie d'"Aftermath". En parfaits alchimistes, ils en tirent ce nectar aux parfums 60's. Voilà pour les "roots". Les "echoes", c'est ce don du leader James Kelly à plier un tel héritage à son univers. C'est un des rares groupes pop actuels devenu comparant plutôt que comparé : "Last Shadow Puppets ? On dirait The Coral !"

 

Les prénoms de femmes parsèment le disque. Comme dans "Love song", elles sont les muses. "Jacqueline", ou surtout  "Rebecca you" et son chant au bord des larmes, accentuent les déchirements de ces trentenaires, les cordes sensibles en mode vibrato sixties. 

 

Sous le trait naïf de l'auteur, le contraste d'une histoire grave - les amitiés rongées de l'intérieur et les désillusions... La mélodie sereine de "Fireflies" scintille des mêmes paradoxes ; on y croise un garçon blessé qui fixe les lucioles dans la nuit, pour ne pas être vu en train de pleurer. Ce pourrait être Manu, Sam, Boulette ou Greg.

 

Sous la lune, on vit des scènes d'amour ou d'aveux qui se lovent dans "Music at night", morceau de clôture fantastique  aux cordes vespérales, obscures, puis nocturnes. L'Everesterday de The Coral.

 

Sous la pluie, un cimetière, récurrent : le crachin rageur d' "In the rain" pleut sur les images de ces hommes confrontés aux tentations de la vie. 

 

Sous plusieurs prismes, des scènes dont la perception se trouve bouleversée à chaque point de vue, à chaque révélation.

Quand les racines et les échos s'emmêlent...

 

 

love-song-3-bis.jpgThe Kinks 

 

love-song-4-bis.jpgthe-who-generation.jpg

 

 

Un clip dont l'esthétique semble puisée de "Love song" !

http://www.youtube.com/watch?v=FqlKZDZpmkI

 

Sur scène avec leur + grand fan, Noel Gallagher, pour "In the rain

http://www.youtube.com/watch?v=W4rTDdYBGFA

 

 

 

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Published by Felix Leiter - dans musique et BD
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